L’allaitement maternel est une période particulière de la vie d’une maman. Elle devra faire particulièrement attention à son alimentation et aux soins qu’elle utilise en continuité de sa grossesse. Les médicaments, les cosmétiques, l’alimentation, tout cela aura un impact sur son bébé.

Alors quelles sont les règles à suivre pendant l’allaitement ?

Prendre soin de ses seins :

Les crevasses :

La première chose à laquelle on pense quand on parle de l’allaitement est la possible apparition de quelques maux les plus courants : les gerçures, les crevasses. Elles apparaissent généralement dans les premiers jours de l’allaitement et touchent environ un quart des femmes. Elles provoquent des douleurs en début de tétée qui peuvent se prolonger pendant la totalité de la tétée. La principale cause des crevasse est une mauvaise position du bébé mais elles peuvent être dues à un problème de succion, une mauvaise manière de retirer le bébé après la tétée, un problème d’utilisation d’un tire-lait …..

Il est important de les soigner car au-delà de la douleur, elles peuvent entrainer des infections qui compliqueront la suite de l’allaitement.

Les soins :

Selon les envies et son mode de vie, chaque maman pourra trouver son bonheur pour soigner ses crevasses. Des crèmes, des huiles, des compresses, des coussinets, du bio, du vegan et même des coques et des coquillages. Que ce soit à appliquer ou à glisser dans le soutien-gorge, la poursuite de l’allaitement pourra se faire sans problème et sans douleur.

Les traitements pendant l’allaitement :

Les médicaments :

L’allaitement dure plusieurs semaines, plusieurs mois voire plusieurs années. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé recommande un allaitement exclusif jusqu’à 6 mois et une poursuite de l’allaitement jusqu’aux 2 ans de l’enfant.

Pendant cette période, la maman allaitante peut avoir besoin de suivre un traitement médical. Dans son esprit, le médicament passera forcément par son lait et atteindra son bébé. Doit-elle forcément arrêter d’allaiter pour autant ? Non la majorité des mères peuvent continuer de nourrir leur bébé. 3 alternatives sont possibles, soit la prise d’un médicament non contre-indiqué (la majorité des cas) soit un changement de remède ou encore en repansant la réelle utilité du traitement. Certains médicaments agissent comme un placebo et peuvent être facilement remplacés.

L’anesthésie :

Il est possible de devoir subir une intervention chirurgicale pendant la période d’allaitement. Peut on allaiter son enfant après une anesthésie générale ? Les produits anesthésiques ingérés avant l’opération peuvent avoir un effet sur un nouveau-né ou un prématuré et ont peu d’effet sur les bébés un peu plus âgés. La maman allaitante peut reprendre son allaitement dès son réveil et dès que son état s’est stabilisé. Elle a donc la possibilité d’allaiter son bébé avant et après une opération.

Le mieux et de retarder au maximum l’intervention pour que le bébé ait un âge avancé. Le passege en premier de la maman allaitante empêchera un jeûne trop long. Avant la chirurgie, il est conseillé de tirer un peu de lait maternel afin d’en laisser à disposition au bébé. Un parent ou un proche pourra lui donner en cas de besoin. Si possible, privilégier une anesthésie locale afin de limiter la prise de médicaments.

Maladies :

La maman allaitante peut continuer de nourrir son bébé même si elle souffre d’une infection. En effet, elle commencera à ressentir les symptômes après l’action du virus qui crée l’infection. A ce moment-là, le bébé risque d’être déjà infecté. Si c’est le cas, le nourrisson sera moins malade que prévu car il aura reçu tous les anticorps nécessaires via l’allaitement. Il est donc conseillé de poursuivre la mise au sein.

La seule exception est l’infection liée au virus du sida. Dans ce cas, il est fortement déconseillé d’allaiter.

L’allaitement est le moyen le plus naturel de nourrir son bébé. De plus il le protège grâce à sa teneur en anticorps et répond à ses besoins particuliers. En cas de problème, il est important que la maman puisse continuer à nourrir son enfant au sein tout en s’occupant de sa propre santé. Dans la majorité des cas, la prise d’un traitement ou une opération chirurgicale n’entraine pas le sevrage. Il y a quand même quelques précautions à prendre mais le personnel médical reste présent pour que tout se passe au mieux.